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Nuisances culturelles : représentations des femmes et violences

Littérature, cinéma, spectacle, musique, mais aussi publicités et jeux vidéo… Les productions culturelles véhiculent parfois des représentations des femmes et des hommes qui leur nuisent.

Ces représentations ont des centaines d’années, mais elles sont ancrées dans notre quotidien. Qu’on lise L’Iliaded’Homère ou qu’on observe la dernière affiche publicitaire au coin de la rue, « les femmes sont des trophées », comme l’a rappelé l’écrivain et humoriste Éric Metzger lors du colloque organisé par Women Safe en mars.


Représentations patriarcales et violences faites aux femmes

Si ces représentations ne font que refléter la société patriarcale, elles contribuent à la renforcer et la perpétuent aussi. Elles créent un imaginaire collectif dans lequel il est acceptable, voire normal, de considérer les femmes comme des objets et les hommes comme dominants. Récemment, en avril 2019, il a fallu une déferlante de critiques suite à la diffusion d’une bande annonce pour qu’une société de jeux vidéo annule la mise en ligne de sa dernière création, qui promouvait le viol et le féminicide.


Ni censure, ni déni

Pour Éric Metzger, il n’est pas question de renier une œuvre comme L’Iliade, fondatrice de la littérature occidentale, parce qu’elle véhicule une représentation néfaste des femmes. Mais occulter ce potentiel néfaste des productions culturelles relève du déni. Il faut prendre conscience des représentations qu’elles véhiculent et de leur impact sur le monde pour éduquer notre regard critique, rappelle l’humoriste.

Quant aux pubs sexistes, des initiatives prometteuses naissent, comme celles de Christelle Delarue, soutien actif de Women Safe, fondatrice de l’agence Mad & Woman et de l’association Les Lionnes, qui lutte contre le sexisme dans la publicité et la communication. Ces initiatives permettent déjà d’entrevoir un espace public dans lequel aucun corps ne servira d’argument de vente, et aucun genre ne sera enfermé dans un rôle qui nuit.



La série de photographies « Preuves d’amour » de Camille Gharbi exposée jusqu’au 30 juin en Gare de l’Est à Paris dans le cadre du festival Circulations dénonce les violences conjugales à travers l’évocation d’objets du quotidien.

Rédaction : Animal Pensant, en partenariat avec Women Safe

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